Témoignages

Une loi de progrès social ?

Quelques témoignages de médecins, patients récoltés au long des réseaux sociaux ou pages dédiées,

EN FRANCE

DENTISTES

UFML Catégorie : Collectif de Mars Publié le mardi 19 novembre 2013 22:59 Affichages : 2250

Par les Drs Patrick Solera et Nicolas Cabarrou

Non à la création de réseaux de soins qui créent une discrimination entre les praticiens et les patients, qui interdisent le libre choix des soignants et qui favorisent les partenariats aux dépens de la confiance et de la qualité.

Non à la baisse de prise en charge de nos soins prothétiques et orthodontiques par l'assurance maladie depuis 25 ans ! Non à la non-revalorisation (ou si peu) de nos actes depuis 30 ans ! Nous exigeons le respect de nos exercices, de nos formations et de la préservation de notre indépendance vis-à-vis d'entreprises dont les desseins commerciaux vont parfois à l'encontre d'une prise en charge sereine de nos patients (sur-traitement...).

Non à la dégradation de nos diplômes par la formation diplômante "équivalente" parallèle de praticiens de santé, mais sans exigence des pré-requis et sans contrôle de leur formation pourtant faite en partie sur le territoire français ! Non à la mise sur le marché non jugulée de professionnels de santé issus de formations ne répondant pas aux critères exigés par la loi Fioraso ! Nous demandons la non-reconnaissance de ces diplômes, fruit d'un parcours qui ne satisfait pas à la loi française.

Nous demandons la rétroactivité de cette loi Fioraso afin d'y soumettre le CLESI qui s'apprête chaque année à inonder la France de centaines de médecins, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, orthophonistes ou pharmaciens en totale non conformité ! Vos médecins de demain n'auront qu'un diplôme qu'ils auront pu s'offrir financièrement, pas notre diplôme fondé sur le mérite et le travail ! On ne peut plus exiger une santé de qualité et considérer les acteurs de cette dernière comme valeur négligeable !

Patrick SOLERA, Président de la FSDL

Nicolas CABARROU, Administrateur du collectif "les dentistes ne sont pas des pigeons"

http://www.ufml.fr/collectif-de-mars/849-revendications-fsdl-collectif-les-dentistes-ne-sont-pas-des-pigeons.html

OPTICIENS

Propos rapportés par Maxime Balois, médecin 59, Facebook

Grosse déprime d'un patient opticien en consultation,

"Docteur on n'a plus le paisir de concevoir nos produits ... Tout est fait à la chaîne... sous-traité ! Et les mutuelles nous imposent leurs tarifs de lunettes à bas prix dans leur réseau de mutuelles ... On a perdu tout pouvoir ... Nos salaires sont ceux du groupe optique dans lequel je bosse alors qu'avant j'étais libre et indépendant... Notre profession est saccagée ! ... Notre pays ne reconnaît plus du tout les savoir-faire."

Un témoignage poignant et tellement vrai,

 

PHARMACIENS

JIM.FR, 08/07/2014 : Tiers-Payant, les pharmaciens aimerainet-ils faire marche arrière ?

Les pharmaciens regrettent-ils pour autant de s’être convertis au tiers payant ? Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Gaertner interrogé récemment dans les colonnes du Parisien est catégorique : « S'il y a eu des réticences au début, aujourd'hui personne ne ferait marche arrière. Ni les pharmaciens, ni les patients ». Cette affirmation recouvre une réalité bien plus contrastée. Il apparaît en effet que les pharmaciens conservent aujourd’hui une certaine hostilité vis-à-vis de ce système. Ainsi, loin d’être totalement séduits et convaincus de son bien fondé, à tel point qu’ils en souhaiteraient la généralisation, seuls 43 % des pharmaciens interrogés sur le JIM.fr ce printemps ont indiqué être favorables à l’élargissement du tiers payant à tous les actes médicaux. Par ailleurs, les annonces politiques de Marisol Touraine ont délié les langues. Les témoignages d’officinaux se sont ainsi multipliés pour évoquer leurs difficultés et le montant de leurs impayés. Relayant ces grognements, sur la page Facebook des « Pharmaciens pigeons », un appel était lancé début mai : « Il serait temps que les Pharmaciens rentrent dans le débat et dénoncent les dérives du tiers payant ! Il serait souhaitable que ce système soit amélioré : que la caisse soit le concentrateur, c'est à dire qu'elle paie la part sécu et mutuelle, que la Carte Vitale soit une carte de paiement à 24 h comme les cartes bleues et ne soit plus une carte d'avance des frais ! Alors il y aurait moins de frein pour généraliser le tiers payant ! ».

Aurélie Haroche

REPONSE

TPG et inégalités des situations

Le 11 juillet 2014

Si les pharmaciens peuvent supporter le tiers payant c'est en raison d'une grande activité commerciale qui se fait sans relation avec les caisses d'assurance maladie...il n'en est pas de même pour les médecins surtout en secteur 1.

Dr Jean-François Huet

 

SANTELOG.COM, le 16/03/2010 : Tiers payant, 10% des dossiers à problème

Une étude réalisée par Santeffi, filiale du Crédit Agricole, révèle que plus de 10% des dossiers sont soit impayés soit réglés partiellement ou avec du retard. Un risque financier estimé à 15.000 euros pas an et par pharmacie.

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-pharmacies-tiers-payant-10-des-dossiers-agrave-problegraveme_2842_lirelasuite.htm

 

A L'ETRANGER

AMERIQUE

Frédéric Bizard, économiste, auteur du rapport sur les réseaux de soin, propos rapportés par Denis Gallet, sur facebook, 17/10/2015 :

Les réseaux de soins américains sont un échec, ils font que les inégalités d'accès au soin aux USA sont énormes et que les dépenses de santé s'élèvent à 19% du PIB (pour une moyennes OCDE à 9%).

 

Propos complétés par Marie Artaz, Facebook,

Les réseaux sont basés sur des accords prix-volume-qualité : très bien pour les voitures !

L'évolution des réseaux permet d'imposer par les réseaux les choix des lunettes ou prothèses de dents,

Réseaux ouverts ou fermés ?

Pour faire un réseau, il faut être puissant et contractualiser avec des prestataires pour réguler les professionnels de santé (problème de l'exercice illégal de la médecine ?)

La baisse des remboursements est acquise, l'assureur n'encourage pas forcément au réseau (car hors réseau il paye moins)

Pour le prestataire, on passe du rôle de conseil à régulateur des professionnels de santé (Ex : dentistes),

Ces prestataires sont des nains au service des géants : tel, internet et standard. Pas de compétences médicales. CA Santé clair 17 M (e) / an, il paye au SMIC ses salariés, low cost pour le fonctionnement,

CPAM couvre 78% des Dépenses De Santé (DDS), l'Etat 2%. Le reste à charge (RAC) moyen selon l'OCDE est de 22%. Marché à conquérir !! Pas de lien macroéconomique entre RAC et accès au soin !

480 mutuelles dont 200 petites, 40 millions d'assurés. Les mutuelles vont fusionner assurances/mutuelles (ex Harmmonie et MGEN)

USA MEDICARE MEDICAID (démunis/personnes âgées), tous les autres enrôlés dans des réseaux assuranciels : baisse de la qualité et surconsommation de soins low cost

PIB 17,5% (moyenne 9% ailleurs)

Surcout administratif de la santé,

560 dollars / 3 ans US, France 260, Canada et GB 140

Système de réseau focalisé sur un modèle consumériste de soins low costs et inégalitaires

5 assureurs aux USA, le plus gros, 130 millions d'assurés. Les 5 assurances sont côtées à Wall Street,

CONCLUSION : échec total !!!

Maîtrise des DDS initial mais non durable !

Echec social, sanitaire et politique, c'est une aubaine pour les industriels.

Perte de la liberté de choix du patient et liberté thérapeutique pour les praticiens.

ESPAGNE, Gastro-entérologue installée

"Tu sais je vois ce que ça donne en Espagne la médecine des mutuelles, tu fais des actes en fonction de la prise en charge des patients, possible ou pas : par exemple pour Adeslas (la plus fréquente car la moins chère) = pas d’anuscopie…encore moins de traitement instrumental des hémorroïdes (sauf si le patient paye de sa poche), et consultation à 17 euros sur lesquels il me reste 11, alors que pour d’autres mutuelles la prise en charge correspond au tarif français pratiquement y compris pour les actes techniques. (donc je développe tant que je peux les consultations privées à mon cabinet, mais il faut le temps de se faire connaître!!!). Je suis aussi étonnée de voir la consommation de consultations des patients qui reviennent facilement (ils ne paient rien), donc l’art est de demander un examen , puis un autre et de les faire revenir chaque semaine, pas de médecin traitant de famille, seulement des dispensaires où ils sont des numéros avec un médecin qui est attribué mais qui ne les connait pas (d’ailleurs quand je leur dis d’en parler à leur médecin traitant ils me répondent "hum…" d’un air entendu de totale non confiance. Ce matin j’ai fait une polypectomie un peu difficile et il y avait en plus une tumeur sigmoidienne, le patient (65 ans) est reparti tout seul en bus, j’ai prié très fort pour que cela se passe bien, je n’ai pas pu prévenir quoi que ce soit, j’ai juste demandé un scanner en urgence et j’ai fait un courrier pour un chirurgien…que je ne connais pas car la cancéro ce sera en hôpital (les mutuelles ne gèrent pas ça en privé)… donc pour lui la notion d’urgence s’arrête au scanner et à la consultation éventuelle du chirurgien en privé… qui délèguera ensuite à ???"

ANGLETERRE

UFML communauté, 9 oct 2013, 12:10, Modèle anglais, modèle français de système de santé ... Le témoignage d'une patiente

Désolée d'avance pour la longueur, mais 10 ans ne se résument pas en trois  mots...

Bonjour à tous,

Une épouse médecin a publié un message de ras-le-bol il n'y a pas si longtemps. Je vais peut-être apporter de l'eau à son moulin, de la graine pour vos pigeons. Je suis au bout de la chaîne, une simple patiente. Je l'étais en France, je le suis maintenant en Angleterre. Patiente dans tous les sens du terme (ça vient peut-être de là, le flegme britannique). Je ne suis pas là pour cracher du venin sur les médecins. Je ne commenterai pas sur le fonctionnement interne de la médecine dans les deux pays. je ne suis pas sûre de bien savoir, vous savez mieux que moi, vous. Je ne vais pas non plus généraliser, je n'ai que mon expérience personnelle sur laquelle me baser. Je peux juste offrir un témoignage de "comment ça se passe pour moi chez nos amis les Anglais", le plus honnêtement possible. La vision d'une patiente. Si c'est ce vers quoi le domaine de la santé en France se dirige, ça m'inquiète.

Je viens d'un milieu rural, j'ai toujours connu le même médecin qui traite ma famille depuis 40 ans, de mon arrière-grand-mère jusqu'à mes enfants (si, si, c'est possible). Comme dit ma grand-mère, "il soigne bien". Autant que je sache, on avait le choix du médecin, à l'époque (coup de bol qu'on soit tombés sur celui qui soigne bien, dites !). Arrivée à Leicester en Angleterre, je dû me faire "enregistrer" sur la liste de patients (ou clients, vous changerez comme vous le jugez adéquat) du cabinet médical le plus proche de mon lieu d'habitation. Mon code postal a décidé pour moi. J'ai vite découvert qu'il était impossible d'avoir un médecin attitré, que si on veut être vu dans les 24h, comme c'est généralement le cas quand on est malade, on prend rendez-vous avec le médecin qui est disponible. Sinon on attend 8 à 15 jours pour avoir celui qu'on veut. J'ai vécu 8 ans à Leicester, j'ai dû passer par tous les médecins du cabinet, rarement deux fois le même. Depuis, j'ai déménagé dans une petite ville, le cabinet médical  10 médecins, je suis confrontée à la même situation. La taille de la ville n'y fait rien. L'avantage, c'est que je ne me casse pas la tête à retenir leurs noms, vu que ce n'est jamais le même individu d'une fois sur l'autre... L'informatisation des dossiers, vous me direz... Il n'y a pas toujours tout dans les dossiers. Et il y a un élément majeur qui fout le camp avec ça : une relation de confiance qui s'installe entre le malade et le médecin, qui devient complètement inexistante, puisqu'à chaque fois que vous allez consulter, le médecin change. Difficile dans ces conditions d'établir s'il/elle "soigne bien"... En même temps, aller voir le médecin, pourquoi faire ? Chaque fois que je me suis chopée une crève carabinée, j'ai eu pour réponse systématique "c'est un virus, je ne peux pas vous donner d'antibiotiques, prenez du paracétamol si ça ne va vraiment pas". J'ignorais que le paracétamol débouchait le nez, personnellement... Les bronchites, les angines, les sinusites, les rhinopharyngites, ce sont des termes qui ne font pas partie de leur vocabulaire. C'est très déroutant, quand on est français, qu'on va voir le médecin, et qu'on sort sans ordonnance, en dépit de symptômes évidents de nez bouché, de toux qui arrache les bronches, d'oreilles qui sifflent, avec pour seule information : c'est un virus ... On se rassure en se disant ; un virus, encore heureux que ce n'est pas le sida, parce que là, je serais vraiment dans la m... On n'en meurt pas, les symptômes partent. Au bout de 2 mois au lieu d'une semaine, mais ils partent.

Quand vous faites un test de grossesse qui se révèle positif, qu'une semaine plus tard des saignements se déclenchent, et que votre bon sens subodore une fausse couche prématurée, devoir se rendre par 3 fois au cabinet médical, et être confrontée à 3 individus différents, sur un laps de temps de 10 jours, pour parvenir, non sans persévérance, par être prise en charge par l'hôpital qui vous dit : "vous avez fait une fausse couche", vous avouerez que la confiance dans les généralistes s'effrite quelque peu... Le fait qu'en tant que patiente, j'ai l'impression d'ne savoir plus, avec mon seul bon sens, que le médecin en face de moi, alors qu'il a au bas mot 10 années d'études dans la tête, n'est pas très réconfortant...

Les enfants sont logés à la même enseigne, je vous rassure. Avec le même remède qui guérit de tout : le ... paracétamol ! Y a que ça de vrai ! Même si, par chance, dans la même semaine, ma fille aînée, à l'âge de 6 mois, a été auscultée par un médecin anglais puis par mon médecin (notez le "mon") en France. Ce dernier a diagnostiqué une bronchiolite bien établie et prescrit des médicaments pour la tous, le nez, la respiration, et m'a faire passer en urgence avec le kiné pour avoir deux massages pour la dégager. Le non-traitement anglais n'avait, ô surprise, engendré aucune amélioration, le traitement français a provoqué une nette amélioration après seulement 24h. La même histoire est arrivée avec ma deuxième fille, avec une petite otite de surcroît. Jamais 2 sans 3, j'attends un 3e enfant, je vais prendre rendez-vous dès maintenant avec le kiné et mon médecin en France pour Noël 2014, on ne sait jamais...

J'aimerais pouvoir vous dire être un cas isolé, auquel cas mon témoignage n'aurait que peu de valeur, mais des amis français et anciens collègues de travail, expatriés comme moi, ont la même vision des choses et ont du mal à supporter d'aller vois des généralistes "qui ne prescrivent jamais rien quand on est malade". Ca ne vient donc pas uniquement de mon côté râleur de bretonne, il y a bel et bien un truc qui cloche dans ce système.

Il y en a parmi vous qui vont peut-être se dire : ah mais les spécialistes, c'est sûrement autre chose! Ah oui, c'est autre chose. Mais ça n'est pas mieux. Si au moins les généralistes sont polis et amicaux quand on va les voir, et vous donnent l'impression de prendre le temps de vous écouter, les quelques spécialistes cardio que j'ai vus, eux, ne se donnent pas tous cette peine et vous traitent clairement comme des clients, quand ils ne se prennent pas pour l'Arlésienne de Daudet, dont on entend parler mais qu'on ne voit jamais. Ils transmettent très peu d'information, pendant sans doute qu'on est trop bêtes, nous pauvres hères, pour comprendre. Peut-être que je devrais me coller mon diplôme de thèse de biochimie sur la gueule pour qu'on me parle. Peut-être que je suis tombée sur un mauvais jour, peut-être qu'ils ont des cas plus urgents que le mien (je n'ai jamais qu'un problème d'hypertension chronique à 35 ans) et que je ne devrais pas prétendre avoir le droit d'accaparer plus de cinq minutes de leur précieux temps, le temps c'est de l'argent ma p'tite dame... Bah oui mais c'est ma santé aussi, et si on ne me dit pas les choses, je me pose des question et le m'inquiète, et vous aurez du mal à me faire croire que "c'est bon pour la tension", tout ça ...

Et les Anglais, eux, ils trouvent ça normal ? Ils ne se rebellent pas face à un système pareil ? Un Anglais, d'abord, c'est flegmatique, ça ne se rebelle pas (ne pas confondre avec les Irlandais ... ou le Ecossais ...), ça menace "d'envoyer une lettre aux autorités" et ça ne le fait jamais. Les Anglais pratiquent l'automédication, avec ce que vous pouvez acheter sans ordonnance. Sinon, ils se débrouillent avec les pharmaciens. Et ils n'ont pas peur des interactions médicamenteuses. Moi, si. Comme je l'ai dit au début, ce n'est pas mon expérience, elle vaut ce qu'elle vaut. Je ne juge pas de la compétence des médecins. Je n'entre pas dans le débat du volume de médicaments prescrits. Je dis simplement comment les choses se passent, ce qu'on ressent en tant que malade face à un médecin qui change tout le temps et qui donne l'impression de "ne rien faire". Le temps qu'on passe en salle d'attente a pour un résultat aussi insignifiant, l'impression de perdre son temps au final et la déresponsabilisation du patient qui se dit : "bon bah la prochaine fois que je serais malade, je resterai chez moi. Ou j'attendrai d'être en France pour être malade;" En l'occurrence, ça va faire deux mois que je tousse "plus ou moins", ça s'en va et ça revient comme dirait l'ami Claude, et je ne suis pas allée chez le médecin, parce que j'aime pas le paracétamol... Comme en plus je suis enceinte, inutile de dire que les traitements qui me sont permis sont réduits aux pastilles Strepsil.

Alors oui, ici, on ne paye pas les consultations en direct, mais on n'a pas l'impression d'être soignés, manquerait plus que ça qu'on doive payer ! Le paracétamol coûte suffisamment cher ! Oui, les ordonnances pour les enfants sont gratuites jusqu'à ce qu'ils aient 18 ans, encore faut-il pouvoir en bénéficier puisqu'il est aussi très difficile d'obtenir des médicaments pour eux. Alors les très rares fois où on en obtient une, on l'encadre et on trouve que ce n'est que justice qu'on l'ait gratuitement, après tout !

Je ne sais pas ce qui attend la France au tournant, je ne sais pas si tout ou partie de ce dont je fais l'expérience ici sera institué plus ou moins légalement de votre côté de la Manche, mais je ne le souhaite pas ! Où est-ce que j'irais me faire soigner, moi, après ? En Suisse ??

 

REPONSE, Aleth Michel

Expatriée en Angleterre depuis 30 ans, je pourrais écrire une liste beaucoup plus longue .... habitant l'"inner city", il y a trop d'inscrits sur la liste du cabinet médical du quartier (et les cas de "care in the community" psychiatrique utilisent peut-être tous les rendez-vous?), donc obtenir un rendez-vous dans les 15 jours est quasiment impossible. Les urgences à l'hôpital ont un personnel compétent le plus souvent, mais leur diagnostic médical n'est pas suivi, une fracture diagnostiquée ayant besoin de broches n'est pas soignée avec broches car il n' a plus de crédit pour un chirurgien, alors juste un plâtre et tant pis si la violoncelliste ne peut plus plier le pouce correctement après.... En 18983 un mauvais accident de voiture, felures à 4  vertèbres cervicales, diagnostic devait être en traction, réalité, pas de lit disponible pour cela à l'hôpital, des problèmes pendant des années après, coup de chance une kiné privée, dans la ville voisine (elle coute très cher et n'est pas remboursée) qui travaille pour l'équipe olympique m'aide à retrouver plus de mobilité, tandis que les salariés de la médecine me proposaient de fusionner les cervicales, ou me conseillaient de changer de métier. La liste pourrait prendre plusieurs pages. Les médecins en Angleterre on évite de les voir car c'est souvent une perte de temps .... Les riches payent pour une médecine privée, envoient leurs enfants dans des écoles privées ... J'espère que cela n'arrivera jamais en France... manifestez, faites ce qu'il faut pour que cela n'arrive pas. Ma fille vit à Paris et elle est très étonnée d'être soignée rapidement, par contre la sécurité sociale a perdu sa carte vitale, le deuxième dossier est perdu par la poste, au niveau administratif, ça a l'air compliqué.


 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×